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blog2026-07-17

Qu'est-ce que la cuisine du Zhejiang ? Saveurs et plats expliqués

Qu’est ce que la cuisine du Zhejiang ? Saveurs et plats expliqués La cuisine du Zhejiang, ou cuisine zhejiangienne , est l’une des huit grandes traditions culinaires de la Chine. O

Qu’est-ce que la cuisine du Zhejiang ? Saveurs et plats expliqués

La cuisine du Zhejiang, ou cuisine zhejiangienne, est l’une des huit grandes traditions culinaires de la Chine. Originaire de la province côtière du Zhejiang, au sud de Shanghai, elle se distingue par sa fraîcheur, sa délicatesse et son équilibre subtil entre le salé, le sucré et l’umami. Pour le voyageur international, découvrir cette cuisine, c’est plonger au cœur d’un art de vivre où chaque ingrédient est respecté et sublimé.

Les caractéristiques essentielles de la cuisine du Zhejiang

Contrairement à la cuisine du Sichuan, célèbre pour son piquant, ou à celle du Guangdong, plus grasse, la cuisine du Zhejiang mise sur la légèreté et la saveur naturelle des produits. Les plats sont souvent mijotés, braisés ou cuits à la vapeur, avec une utilisation modérée d’huile et d’épices.

Des saveurs fraîches et équilibrées

Trois piliers définissent cette cuisine :

  • La fraîcheur : les ingrédients sont choisis au sommet de leur maturité, souvent pêchés du jour ou cueillis le matin même.
  • La délicatesse : les textures sont fines, les coupes précises, et les sauces nappent sans noyer.
  • L’équilibre : chaque plat combine harmonieusement le sucré, le salé et parfois une touche d’acidité, sans jamais dominer.

Les quatre sous-écoles régionales

La cuisine du Zhejiang n’est pas uniforme. Elle se divise en quatre branches, chacune avec ses spécialités :

  • Hangzhou : la plus célèbre, réputée pour ses plats raffinés et ses sauces légères.
  • Ningbo : axée sur les fruits de mer et les préparations salées, presque sans sucre.
  • Shaoxing : célèbre pour ses plats mijotés au vin de riz jaune (le huangjiu), qui apporte une profondeur unique.
  • Wenzhou : une cuisine plus rustique, mettant en avant les poissons d’eau douce et les volailles.

Les plats incontournables à goûter

Pour un voyageur, quelques plats emblématiques sont un passage obligé. Les voici expliqués simplement.

Le poisson aigre-doux de l’Ouest (Xīhú cùyú)

L’un des symboles de Hangzhou. Il s’agit d’un poisson d’eau douce (souvent une carpe ou un grass carp) cuit à la vapeur puis nappé d’une sauce aigre-douce à base de vinaigre de riz et de sucre. La chair est si tendre qu’elle se détache à la fourchette. La légende raconte que ce plat était déjà servi sous la dynastie Song.

Le porc Dongpo (Dōngpō ròu)

Un grand classique, nommé d’après le poète et gourmet Su Dongpo (XIe siècle). C’est un morceau de poitrine de porc, cuit longuement dans un mélange de sauce soja, de sucre et de vin de Shaoxing. La viande devient si fondante qu’elle se décompose en fibres, avec un goût riche mais pas gras. Idéal avec un bol de riz nature.

Les crevettes Longjing (Lóngjǐng xiārén)

Un plat étonnant et raffiné. Les crevettes sont sautées à feu vif avec les jeunes feuilles de thé vert Longjing, l’un des thés les plus prestigieux de Chine. Le mariage est subtil : la douceur de la crevette rencontre l’amertume végétale et le parfum floral du thé. C’est un plat qui se déguste en un clin d’œil.

Le poulet aux cheveux de sorcière (Fùzhú jī)

Un plat rustique venu de la région de Shaoxing. Le poulet est braisé avec des « cheveux de sorcière » – un nom imagé pour désigner une algue comestible fine et noire (souvent une variété de Nostoc). Le bouillon devient noir et profond, avec un goût de terre et de mer à la fois.

Les boulettes de riz glutineux (Cífàn tuán)

Bien que davantage un en-cas de rue qu’un plat de restaurant, ces boulettes sont typiques de la région de Ningbo. Du riz glutineux cuit à la vapeur est aplati, garni de légumes marinés, de cébette, d’œuf frit et parfois de beignet de pâte frite (youtiao), puis enroulé comme un rouleau. C’est le petit-déjeuner rapide par excellence.

Conseils pratiques pour déguster la cuisine du Zhejiang

Voici quelques astuces pour profiter pleinement de votre expérience culinaire dans le Zhejiang.

Où manger ?

  • Restaurants traditionnels à Hangzhou : cherchez les établissements centenaires autour du lac de l’Ouest. Essayez le Lou Wai Lou, un restaurant historique.
  • Échoppes de rue à Ningbo : goûtez les fruits de mer grillés sur les marchés nocturnes.
  • Auberges à Shaoxing : demandez un plat mijoté au vin de riz, souvent servi dans une petite casserole en terre.

Comment commander ?

  • La plupart des menus affichent des photos. N’hésitez pas à montrer du doigt.
  • Demandez « méi yǒu là » (pas épicé) si vous êtes sensible au piment, bien que la cuisine zhejiangienne soit naturellement douce.
  • Prévoyez plusieurs plats à partager (style cantonnais) : un bol de riz, un poisson ou une viande, un légume vert et une soupe.

Quand manger ?

  • Printemps : les pousses de bambou, les légumes verts tendres.
  • Automne : les crabes à carapace molle, les châtaignes d’eau.
  • Hiver : les soupes revigorantes au vin de riz.

Foire aux questions (FAQ)

La cuisine du Zhejiang est-elle épicée ?

Non, très peu. Contrairement au Sichuan ou au Hunan, les plats du Zhejiang utilisent rarement le piment. L’épice dominante est le gingembre et parfois le poivre blanc, avec parcimonie.

Quel thé accompagner les plats ?

Le thé vert Longjing (du lac de l’Ouest) est le choix naturel. Il nettoie le palais entre deux bouchées et équilibre les plats légèrement sucrés.

Peut-on trouver des options végétariennes ?

Oui. De nombreux plats à base de légumes de saison, de tofu ou de champignons existent. Essayez le tofu à la sauce soja et aux herbes ou les pousses de bambou braisées.

Quel budget prévoir ?

Dans un restaurant moyen à Hangzhou, comptez environ 80 à 150 RMB (≈10 à 20 €) par personne pour un bon repas complet. Les échoppes de rue sont bien moins chères (15–30 RMB).

Conclusion

La cuisine du Zhejiang est une invitation à la lenteur et à la subtilité. Loin des excès d’épices ou de friture, elle célèbre la pureté des ingrédients, la maîtrise des cuissons et l’art de l’association. Pour un voyageur, c’est bien plus qu’un repas : c’est une leçon de délicatesse chinoise, à savourer sans modération lors d’un séjour dans l’est du pays.

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