Meilleurs déserts à visiter en Chine : de Badain Jaran au Taklamakan
Meilleurs déserts à visiter en Chine : de Badain Jaran au Taklamakan La Chine, pays aux contrastes infinis, ne se résume pas à ses rizières en terrasses et à ses mégapoles futurist
La Chine, pays aux contrastes infinis, ne se résume pas à ses rizières en terrasses et à ses mégapoles futuristes. Elle abrite certains des paysages désertiques les plus spectaculaires et les plus variés de la planète. Des dunes rugissantes de Badain Jaran aux étendues silencieuses du Taklamakan, chaque désert raconte une histoire géologique et humaine fascinante, souvent liée aux anciennes routes de la soie. Pour le voyageur en quête d’aventure et de dépaysement total, ces déserts sont des destinations à part entière.
Dans cet article, nous vous emmenons à la découverte des déserts chinois les plus remarquables, avec des conseils pratiques pour préparer votre périple.
Le désert de Badain Jaran : le royaume des dunes et des lacs
Situé dans la région autonome de Mongolie-Intérieure, le désert de Badain Jaran (巴丹吉林沙漠, Bādān Jílín Shāmò) est un véritable joyau naturel. Il est célèbre pour abriter les plus hautes dunes fixes du monde, culminant à plus de 500 mètres. Mais sa particularité la plus étonnante réside dans ses centaines de lacs aux eaux turquoise, émeraude ou parfois rougeâtres, disséminés entre les dunes de sable.
- À ne pas manquer : Le lever du soleil depuis le sommet de la dune de Bilutu, pour une vue panoramique sur un océan de sable parsemé de taches de couleur.
- Conseil pratique : La meilleure période pour s’y rendre s’étend de mai à octobre. Prévoyez un guide local et un véhicule 4x4, car le terrain est extrêmement difficile. Le camping près des lacs est une expérience inoubliable.
Le désert de Taklamakan : la mer de la mort et de la soie
Le désert de Taklamakan (塔克拉玛干沙漠, Tǎkèlāmǎgān Shāmò) se trouve dans la région autonome ouïghoure du Xinjiang. Son nom évoque à la fois la peur et la fascination. En langue ouïghoure, il signifierait « celui qui entre n’en ressort pas », un surnom terrifiant pour le deuxième plus grand désert de sable mouvant au monde.
Pourtant, le Taklamakan est aussi un lieu chargé d’histoire, car il fut traversé par les caravanes de la route de la soie. Des villes oasis comme Kashgar (Kashi) ou Hotan sont les portes d’entrée vers ce monde de dunes.
- À ne pas manquer : La route du désert (Tarim Desert Highway), la plus longue route traversant un désert de sable au monde. Conduire sur cette ligne droite au milieu de nulle part est une expérience quasi hypnotique.
- Conseil pratique : Les printemps et automnes sont les saisons idéales. Évitez absolument l’été (température au-dessus de 40°C) et les tempêtes de sable du printemps dans certaines zones. Prévoyez beaucoup d’eau et de quoi vous protéger du sable.
Les vestiges des royaumes anciens
Le Taklamakan cache également les ruines de cités disparues, comme Jiaohe (une ancienne cité-forteresse près de Turpan) ou les grottes de Kizil. Ces sites archéologiques, témoins de l’échange culturel entre la Chine, l’Inde et l’Occident, sont classés au patrimoine mondial de l’UNESCO. Bien que le sable ait tout englouti, les fouilles révèlent encore des fresques et des manuscrits.
Le désert de Gobi : l’immensité aux confins de la Mongolie
Le désert de Gobi (戈壁沙漠, Gēbì Shāmò) n’est pas un désert de sable classique. C’est un désert froid, caillouteux, où les vastes étendues de gravier et de roche dominent. Il s’étend du nord de la Chine jusqu’en Mongolie. La région chinoise du Gobi, dans la province du Gansu, offre des paysages lunaires et une faune surprenante.
- À ne pas manquer : Les Dunes de Mingsha (Montagne du Sable qui Chante) à Dunhuang, où le sable émet un grondement sourd lorsqu’il glisse. Juste à côté se trouve l’oasis de la Lune de Croissant, une source d’eau en forme de croissant de lune au milieu des dunes.
- Conseil pratique : Prévoyez des vêtements chauds, même en été, car les nuits peuvent être glaciales. Dunhuang est un excellent point de départ, avec ses grottes de Mogao et ses circuits en chameau.
D’autres déserts méconnus mais fascinants
La Chine recèle d’autres déserts plus petits mais tout aussi captivants :
- Le désert de Tengger (Mongolie-Intérieure) : Un désert de sable parfait pour les amateurs de randonnée, avec de nombreux lacs et une biodiversité inattendue.
- Le désert de Kubuqi (Mongolie-Intérieure) : Célèbre pour ses efforts de reboisement et de lutte contre la désertification. On peut y observer des dunes stabilisées par des plantes.
- Le désert de Lop Nor (Xinjiang) : Une zone interdite et mystérieuse, utilisée comme site d’essais nucléaires par le passé. Il est aujourd’hui très difficile d’accès et déconseillé aux touristes sans autorisation spéciale.
Conseils pratiques pour un voyage dans les déserts chinois
- Meilleure saison : Globalement, le printemps (avril-mai) et l’automne (septembre-octobre) sont les meilleures saisons pour éviter les températures extrêmes et les tempêtes de sable.
- Équipement essentiel : Chapeau, lunettes de soleil, foulard pour le visage, crème solaire à indice très élevé, beaucoup d’eau (minimum 3 litres par jour), des aliments énergétiques, une lampe frontale, une carte ou un GPS hors ligne.
- Transport : La location d’un 4x4 avec chauffeur-guide est quasi obligatoire pour les zones reculées. Les bus locaux desservent les grandes oasis.
- Hébergement : Les possibilités vont de la yourte mongole traditionnelle à l’hôtel en oasis. Le camping sauvage est possible mais nécessite une préparation minutieuse.
Foire aux questions (FAQ)
Q : Puis-je voyager seul dans le désert de Badain Jaran ? R : Il est fortement déconseillé de voyager seul dans ce désert en raison de son immensité et de l’absence de signal téléphonique. Un guide local et un véhicule adapté sont obligatoires.
Q : Quand visiter le désert de Taklamakan ? R : Le meilleur moment est le printemps (avril-mai) et l’automne (septembre-octobre). L’été est insupportablement chaud, l’hiver très froid.
Q : Faut-il un permis spécial pour visiter les déserts du Xinjiang ? R : Non pour les zones touristiques classiques (Kashgar, Dunhuang). Mais pour les régions très reculées ou sensibles (comme Lop Nor), un permis délivré par les autorités locales peut être nécessaire. Renseignez-vous auprès de votre agence de voyage.
Q : Existe-t-il des hébergements dans le désert lui-même ? R : Oui, dans le désert de Badain Jaran, il y a des yourtes chez l’habitant près des lacs. Dans le désert de Gobi (Dunhuang), des campements de tentes confortables sont disponibles. Pour le Taklamakan, les hébergements sont principalement dans les oasis environnantes.
Q : Peut-on voir des animaux dans ces déserts ? R : Oui, selon le désert : chameaux de Bactriane, gazelles de Mongolie, aigles, vipères du désert, et même des antilopes dans le Gobi.
Conclusion
Les déserts de Chine sont bien plus que de simples étendues de sable. Ce sont des territoires de légende, des archives géologiques et des témoins silencieux de l’histoire millénaire de la route de la soie. Que vous soyez attiré par les dunes chantantes du Gobi, les lacs colorés de Badain Jaran ou le mystère du Taklamakan, un voyage dans ces régions promet des souvenirs impérissables et une profonde humilité face aux forces de la nature.
Pour organiser votre prochaine expédition, nous vous invitons à consulter le site officiel de votre agence de voyages spécialisée dans les circuits en Chine. Du désert à la ville, l’aventure vous attend.
